Livres, médiator (benfluorex) (laboratoire Servier) : dérivé des amphétamines (fenfluramine)

 

En menant des recherches sur le Mediator, j’ai été confrontée à une première difficulté majeure : impossible de savoir ce qu’était réellement ce médicament. Fait aberrant, seul le laboratoire communiquait sur la composition de son produit, sans que l’information ne soit contrôlée par l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, NDLR). La nature du médicament n’était même pas inscrite sur la notice ! J’ai donc interrogé Servier, qui m’a affirmé que le Mediator n’appartenait pas à la même famille que l’Isoméride, ce qui s’est révélé inexact. Pire, il se forme dans l’organisme le même poison toxique pour le cœur et les poumons après ingestion d’un des deux médicaments. Autre dysfonctionnement : l’Afssaps a entamé une enquête sur le Mediator dès 1998, mais elle n’a pas prévenu les médecins… qui ont continué de le prescrire comme si de rien n’était.

http://www.francesoir.fr/sante/irene-franchon-il-faut-tirer-les-consequences-des-scandales.75695

Présentation de l’éditeur

Le drame du Médiator et la liste aberrante des 77 médicaments sous « surveillance renforcée » ont révélé la faillite de notre système de contrôle de sécurité des médicaments.

Ce n’est pourtant que la partie immergée d’un iceberg : 40 % de médicaments inefficaces, le plus souvent français ; des prix accordés aux firmes françaises 2 à 10 fois plus élevés que ce qu’ils devraient être ; des prescriptions délirantes, source de risques pour les patients et de 3 à 4 milliards de dépenses inutiles ; soutien très insuffisant à la coopération indispensable des recherches publique et privée au service de l’innovation thérapeutique ; mainmise d’une administration bureaucratique sur tout le système de santé ; formation initiale insuffisante des étudiants aux médicaments et formation continue et information des médecins abandonnées à l’industrie ; évaluation des médicaments laissée à des pseudo-experts non experts trop souvent payés par l’industrie.

Tout le système est à reconstruire au service des malades, des finances publiques et du progrès thérapeutique. Ce rapport dessine les profondes réformes à apporter d’urgence à un système qui refuse pourtant de se remettre en cause. Sans elles, de nouveaux drames se multiplieront inéluctablement. L’appui des citoyens sera indispensable pour les faire aboutir.

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